
Lorsque vous achetez à deux, vous comparez naturellement le taux du crédit et les mensualités. Puis arrive une question moins familière : quelle part du prêt faut-il assurer sur chacun des emprunteurs ?
50/50, 70/30, 100/100… Ces pourcentages peuvent sembler techniques. Pourtant, ils déterminent la part du crédit prise en charge si l’un de vous subit un événement couvert par le contrat.
Le choix mérite donc autant d’attention que le prix de l’assurance : il influence directement la protection de votre foyer.
Que signifie la quotité d’assurance emprunteur ?
La quotité correspond à la proportion du prêt assurée sur chaque emprunteur.
Avec une répartition à 50/50, chacun est assuré pour la moitié du financement. Avec une couverture à 100/100, chacun est assuré pour la totalité.
Il existe aussi des répartitions intermédiaires, par exemple 70/30 ou 75/75. Le choix doit respecter les exigences de la banque et les possibilités du contrat. Une couverture totale de 100 % répartie entre deux personnes ne signifie donc pas que le prêt sera entièrement remboursé si un seul des deux décède.
Un exemple pour comprendre la différence
Prenons un couple dont le capital restant à rembourser est de 200 000 € au moment du décès de l’un des emprunteurs.
Le tableau ci-dessous suppose que le décès est couvert et que toutes les conditions de prise en charge sont remplies.
| Répartition de l’assurance | Emprunteur décédé | Capital remboursé par l’assurance | Capital restant à rembourser |
|---|---|---|---|
| 50 % / 50 % | L’un ou l’autre | 100 000 € | 100 000 € |
| 70 % / 30 % | Celui assuré à 70 % | 140 000 € | 60 000 € |
| 70 % / 30 % | Celui assuré à 30 % | 60 000 € | 140 000 € |
| 100 % / 100 % | L’un ou l’autre | 200 000 € | 0 € |
Une assurance à 100/100 ne rembourse pas deux fois le prêt. Dans cet exemple, elle permet de solder le capital restant dû au décès de l’un des deux emprunteurs. L’assureur règle la banque selon la quotité et les conditions du contrat.
Des revenus identiques justifient-ils forcément un choix à 50/50 ?
Pas nécessairement.
Même si vous gagnez chacun le même salaire, vos dépenses ne seraient pas divisées par deux si l’un de vous disparaissait. Les charges de copropriété, la taxe foncière, l’entretien du logement et une partie des dépenses familiales resteraient à payer.
La question à se poser est donc concrète : avec les ressources disponibles après un décès, la personne qui reste pourrait-elle assumer le crédit restant et les dépenses du foyer ?
Une couverture à 50/50 peut convenir à certaines situations, mais elle ne devrait pas être choisie simplement parce que chacun paie aujourd’hui la moitié des mensualités.
Et si l’un des deux gagne davantage ?
Un écart de revenus invite à examiner une répartition différente.
Mais reproduire exactement la proportion des salaires ne suffit pas toujours. Il faut aussi tenir compte des enfants, de l’épargne disponible, des autres emprunts et des protections déjà en place.
Le rôle du conjoint qui gagne moins mérite également d’être considéré. S’il prend en charge une grande partie de l’organisation familiale, sa disparition peut entraîner de nouvelles dépenses, notamment pour la garde des enfants.
Pour comparer les options, faites établir deux budgets : l’un avec les ressources du premier emprunteur, l’autre avec celles du second. Vous verrez plus clairement quelle charge de crédit resterait supportable dans chaque situation.
Être assuré à 100 % signifie-t-il être couvert dans tous les cas ?
Non. La quotité indique un niveau de couverture, pas l’étendue de toutes les garanties.
Un arrêt de travail ne déclenche pas nécessairement le remboursement du capital comme un décès couvert. La prise en charge dépend notamment des garanties souscrites, de la définition de l’incapacité ou de l’invalidité, des exclusions et des délais de franchise.
Pour un salarié, un indépendant ou un professionnel libéral, il faut notamment regarder comment le contrat apprécie l’impossibilité de travailler : par rapport à son propre métier ou à toute activité professionnelle.
Service Public présente les différences entre les garanties décès, invalidité et incapacité de l’assurance emprunteur.
Comment comparer le prix sans réduire sa protection par inadvertance ?
Une proposition moins chère peut correspondre à une couverture moins importante. Avant de conclure à une économie, vérifiez que les devis reposent sur les mêmes quotités et des garanties comparables.
Demandez ensuite le coût de plusieurs répartitions adaptées à votre situation. Cela permet de mesurer ce que représente une protection supplémentaire dans votre budget.
Vous pouvez choisir un autre assureur que celui proposé par la banque, sous réserve de respecter ses exigences de garanties. La fiche personnalisée remise par le prêteur sert de référence pour cette comparaison.
Notre page consacrée à l’assurance emprunteur présente l’accompagnement proposé par VR FINANCE.
Faites ce choix dès la préparation du financement
La répartition de l’assurance mérite d’être discutée avant de finaliser le dossier bancaire. Elle fait partie du budget du crédit et de la protection que vous souhaitez conserver pendant son remboursement.
Chez VR FINANCE, nous examinons avec vous les revenus de chacun, les charges du foyer et votre projet pour comparer les solutions d’assurance. L’objectif est de comprendre ce que vous payez, mais aussi ce qui serait effectivement pris en charge.
Cette réflexion s’intègre aux étapes de votre projet immobilier, au même titre que le choix de la durée ou de la mensualité.
Vous achetez à deux ou souhaitez vérifier votre assurance actuelle ?
Depuis 2005, VR FINANCE accompagne les emprunteurs dans leur financement immobilier et leur assurance de prêt.
Vous hésitez entre plusieurs quotités ou vous ne savez plus comment votre prêt actuel est assuré ? Faisons le point sur votre contrat, votre budget et la protection de votre foyer.
